19 au 28 Octobre : Sal et Boa Vista

Nous avions laissé notre récit à Palmeira. Nous reprenons la mer vers un nouveau mouillage à à peine quelques miles nautiques de notre lieu d’arrivée. La baie est bien protégée mais aussi beaucoup plus sauvage. Les journées sont donc occupées entre lecture, pratique du wingfoil et apéro avec les bateaux copains.

Vendredi est une journée active pour les étudiants qui suivent SEAnitiatives. Alors que les vacances scolaires approchent en France, nous rencontrons en visio les jeunes d’une classe de 5ème d’un collège de la région bordelaise pour une courte présentation du projet et répondre à leurs questions. Objectif de ce cours d’Histoire-Géographie un peu particulier : donner un fil rouge aux élèves qui suivront nos aventures dans différents territoires, feront des exposés sur ces espaces et leurs particularités et en apprendrons plus sur les conséquences du changement climatique.

Le soir, nous retrouvons notre petite flottille sur la plage. Alors que la nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures, nous avons vu débarquer un pick-up et 3 hommes travaillant pour une association de sauvegarde des tortues. Leur mission : trouver les trous dans lesquels les adultes ont pondu il y a quelques mois et aider les minuscules bébés tortues à rejoindre l’océan. Nous avons donc eu l’occasion de leur filer un coup de main et de contempler ce spectacle hors du commun.

Nous quittons à regret ce superbe spot : il faut bien continuer. Nous arrivons à Santa Maria au sud de Sal, lieu très touristique mais aussi très agité que nous laissons donc derrière nous assez rapidement.

Après une courte navigation, nous rejoignons une nouvelle île : Boa Vista. Sal Rei, la ville principale est plus grande mais la vie y est aussi plus chère qu’à Sal. Nous trouvons tout de même un joli marché pour remplir un peu les réserves du bateau. Entre les magasins de fruits et légumes, les commerces de vêtements ne manquent pas, tenus généralement par des Sénégalais. L’occasion d’une chouette rencontre et d’un achat souvenir original !

Après ces deux jours un peu seuls au mouillage, les bateaux copains, Hélia, White Pélican, Toucan et Dunpie nous rejoignent petit à petit. Le nombre fait la force et nous voilà donc tous motivés pour une balade à terre pour découvrir un peu l’île.

Quelques négociations plus tard, Jean-Jacques parvient à nous trouver un minibus, idéal pour les 14 personnes que nous sommes, moyennant le prix de 1000 escoudros (soit environ 100 euros) les 5 heures. Nous voilà donc partis vers Rabil, un charmant petit village plus au sud où se trouve l’école d’artisanat local. Trois hommes y réalisent des poteries de toutes tailles et particulièrement de petites tortues pour nous, les touristes : toujours mieux que le magnet chinois non ?

Nous poursuivons notre marche dans les rues du village et après une petite partie de babyfoot dans la rue (parce que, pourquoi pas !), nous reprenons le minibus direction le désert de Viana. Le temps se découvre et nous voilà au milieu de dunes à perte de vue.

3ème et dernière étape : la magnifique plage de Santa Monica où nous profitons d’un agréable déjeuner, d’une partie de cartes et d’une petite baignade. Nous reprenons ensuite la route vers Sal Rei pour un dernier tour en ville avant une nuit de repos bien méritée.

Jeudi 26 octobre, notre jolie flottille va malheureusement devoir se séparer, chacun ayant des obligations dans différentes directions : les uns vers Midelo à l’ouest, les autres vers Praia au sud, ou encore vers Dakar, au Sénégal. Nous passons donc une dernière chouette journée ensemble sur la plage. L’occasion d’une nouvelle action de SEAnitiatives : le sable est jonché de déchets plastiques et nous nous armons de 5 ou 6 sacs pour nettoyer tout ça. Un moment sympa doublé d’une bonne action. Nous terminons ainsi ce joli séjour à Boa Vista par un nouveau repas à bord du catamaran Toucan.

Vendredi soir, nous reprenons la mer, accompagné par White Pélican : prochaine étape Sao Nicolao.

NOS RECOMMANDATIONS / COUPS DE CŒURS :

  • L’aide à la mise à l’eau des bébés tortues, bien sur. Extraordinaire !
  • Les minibus de la ville de Sal Rei: bon plan pour une visite de l’île
  • La jolie petite école d’artisanat, du vrai local.

9 au 18 octobre : Cap Vert nous voilà

Lundi 9 octobre nous quittons les Canaries direction le Cap Vert. 6 jours de mer nous attendent pour rejoindre Palmeira sur l’île de Sal au nord-est de l’Archipel. 

Pour la première fois, nous partons presque en même temps que d’autres voiliers : Une famille dans le vent que nous avions rencontrée à San Miguel de Tenerife mais aussi le catamaran Hélia, des Belges qui voyagent en famille. Nos échanges à la VHF matin et soir ponctuent donc agréablement notre traversée avec les petites nouvelles de la pêche, de la météo et de la vie à bord.  

Le vent nous a permis d’avancer à une allure respectable les premiers jours : pour éviter les zones sans vent nous nous sommes approchés des côtes de la Mauritanie. Malheureusement, ça n’a pas suffi et, au grand désespoir de Jean-Jacques nous passons tout de même 28h au moteur. Cette pétole est toutefois l’occasion d’une expérience un peu originale : un petit bain en plein milieu de l’océan ! L’eau est extraordinairement chaude mais c’est tout de même rafraîchissant ! 

Les journées passent ensuite, Jean-Jacques gère à merveille le bateau, nous nous occupons avec livres audio et podcast divers et variés et dauphins, globicéphales et baleines nous tiennent parfois compagnie. 

Nous arrivons finalement dimanche 15 octobre vers 12h, heure locale à Palmeira sur l’île de Sal. Les bateaux copains sont déjà là et à peine arrivés nous voilà déjà invités chez Hélia pour l’apéro ! L’après-midi est donc bien occupée par ces nouvelles rencontres après nos petites conversations à distance ! 

Lundi matin, après quelques formalités administratives, nous prenons la direction d’Espargos, ville principale de l’île pour une petite balade. Nous montons à bord d’un mini bus puis errons dans les rues sous un soleil bien chaud. Nous sommes surpris par l’architecture un peu aléatoire mais plus proche de nos villes que ce nous pensions. Même dans les supermarchés, les produits sont presque les mêmes qu’à la maison ! 

Après un retour en mini bus et une petite douche sur le port, nous retrouvons 4 autres bateaux français pour un verre puis un diner au restaurant à base de langouste grillée ! Miam ! 

Mardi, c’est journée pratique : au programme, aller-retour avec les bidons d’eau pour remplir les réservoirs, bricolage à bord chez nous et chez les copains pour gérer les petits soucis post-traversée (et oui rappelez-vous, le bateau c’est un souci par jour). C’est aussi l’occasion pour JJ de faire une jolie séance de wingfoil et de partager les techniques avec les bateaux copains. La journée se termine en beauté avec un apéro sur la plage autour d’un feu de camp improvisé.

Dans les jours à venir, en fonction de la météo, nous reprendrons la mer pour descendre le long de l’île de Sal pour découvrir d’autres mouillages puis rejoindre Boa Vista, une 2nde île plus au sud.

NOS RECOMMANDATIONS / COUPS DE CŒURS :

  • Les Podcasts « L’heure du Crime » de RTL, parfait pour se changer les idées en bateau.
  • La ville d’Espargos pour découvrir la vie des locaux
  • Bien sûr, nos superbes et multiples rencontres de copains bateaux

29 Septembre – 8 Octobre : La fin des Canaries

Le mois de septembre touche à sa fin et avec lui notre séjour aux Canaries. Pour terminer en beauté, nous nous dirigeons vers La Gomera puis Tenerife.

Nous arrivons donc au mouillage au sud de La Gomera le 29 septembre dans la soirée après une navigation dans relativement peu de vent. Le mouillage entre les falaises est assez calme et après une bonne nuit de sommeil, Jean-Jacques gonfle l’annexe pour nous emmener vers San Sebastian de la Gomera à un petit mille nautique de là où nous avons jeté l’ancre.

La ville est pleine de charme mais toute petite, nous en avons donc vite fait le tour. Le port est bien rempli : en ce moment ont lieu les fêtes lustrales, mois de célébration en l’honneur de la Vierge de Guadeloupe, qui ont lieu une fois tous les 5 ans. Malheureusement, la majorité des célébrations ont lieu le soir et nous devons être rentrés avant la nuit.

Notre mission du jour : trouver des copains de location de voiture pour pouvoir visiter un peu l’île le lendemain. Au hasard des pontons, nous tombons sur Djabba et son équipage : Lucas, Alessandra et Charlotte qui sont volontaires pour nous accompagner dans la forêt primaire de la Gomera. Le rendez-vous est donc pris pour le lendemain.

Le 1er octobre, nous voilà donc partis à 5 direction El Cedro dans le parc national de Garajonay. La balade descend au milieu des arbres, des fougères et des odeurs de menthe et de laurier, jusqu’à un petit ruisseau, idéal pour une pause déjeuner. Au retour, ça grimpe… moins facile. Nous prenons ensuite la route des villages du nord, Agulo, Santa Catalina, Hermigua. Alors que le soir tombe, notre petit groupe s’arrête dans une fête de village entre église blanche et guirlandes de drapeaux colorés. Plus typique, impossible !

Nous rentrons finalement à San Sebastian pour reprendre notre petite annexe, heureux de ces jolies rencontres et de cette belle journée. Demain, retour en mer direction notre dernier arrêt : Tenerife et la marina San Miguel.

La navigation est surprenante avec un venturi à près de 30 noeuds puis un long moment vent arrière avec à peine 8 noeuds de vent… Nous arrivons finalement au port en milieu d’après-midi. Au programme des prochains jours : préparation de la traversée entre courses et bricolage.

Nous restons une semaine à San Miguel : le temps en grande majorité occupé par les nouvelles installations sur le bateau. Jean-Jacques a modifié l’alimentation de Starlink, le système satellite qui nous permet d’avoir internet à bord, en lui permettant de fonctionner sur l’alimentation 12V du bateau : si la technique vous intéresse, promis on prendra le temps de rédiger un petit article sur le sujet !
Nous avons également ajouté au pilote un gyroscope : capteur qui va permettre au pilote automatique d’anticiper les corrections de barre en fonction des mouvements du bateau, au lieu de corriger une fois que le cap a changé. Un vrai confort lorsque la houle devient importante.
Qui dit bricolage, dit quête des petites pièces qui manquent à droite et à gauche et donc pas mal de temps sur la route.

SEAnitiatives a également retrouvé son objectif premier : les conférences avec les élèves. Jeudi 5 octobre nous avons échangé avec les enfants de l’école primaire du Verdon pour un petit point sur notre avancée et pour répondre à toutes leurs questions. Une nouvelle étape pour parler des déchets dans l’environnement marin mais aussi géographie, vie à bord et aventures de Squid !

Malgré le temps pris pour le bricolage, nous avons tout de même pu visiter un peu l’île notamment la jolie San Cristobal de la Laguna, ville historique à proximité de la Capitale Santa Cruz, ville aux multiples églises et aux magnifiques balcons canariens. Nous avons également découvert Icod de la Vinos et son arbre, un dragonnier de plus de 800 ans ainsi que les jolies piscines naturelles de Garachico.

Entre visites et réparation, les temps forts de cette semaine à San Miguel ont surtout été marqués par les rencontres de nombreux équipages britanniques, français et belges : nos voisins Anglais les Merriman, L’ Ancre et les Voiles et la famille de 6 + 2 chats, la TOUKA’s Team, nos Belges préférés à bord du Catamaran Orion, la famille du Catamaran Daria, As free as the Ocean, et celle de White Pélican, une Famille dans le Vent. Merci à tous pour votre accueil et pour cette jolie soirée à fêter la victoire de l’ Irlande dans un pub !

C’est sur cette jolie note et ces superbes rencontres marines que s’achève notre séjour aux Canaries : prochaine étape le Cap-Vert après une semaine en mer.

NOS COUPS DE CŒURS / RECOMMANDATIONS :

  • La Laguna, très jolie petite ville au charme historique
  • Tous les équipages de nos nouveaux copains bateaux !
  • Le « Joyeux anniversaire » un peu en retard chanté par la classe du Verdon : si chou !

19 au 29 Septembre : La Palma, la Isla Bonita

Au revoir Las Palmas de Gran Canaria, Bonjour Santa Cruz de la Palma (Oui, au cas où on en douterait, les Canariens aiment les Palmiers). Nous quittons la capitale de l’Archipel le mardi 19 septembre pour une navigation d’une vingtaine d’heures. Le départ est difficile avec une houle croisée dès la sortie de la rade rendant la mise en place des voiles un peu sportive. On notera mon absence d’efficacité pendant ce trajet où le canapé a, une fois encore, été mon meilleur allié.

Nous arrivons à Santa Cruz le mercredi en fin de matinée. Après une petite sieste, nous découvrons le centre ville, petit mais joli, puis retrouvons la famille du voilier Atman que nous avions rencontrée à la Marina Rubicon, au sud de Lanzarote.

Jeudi, nouvelle location de voiture et nous voilà partis à l’assaut de l’île. La première étape, le sommet de la Palma, el Roque de Los Muchachos, nous permet de surplomber les nuages mais aussi de découvrir l’immense télescope utilisé par les astrophysiciens. Nous redescendons progressivement vers une nouvelle piscine naturelle aménagée dans la roche volcanique, El Charco Azul. Sur la route, les plantations de bananes s’étendent où que l’on regarde. Pour terminer la journée en beauté, nous prenons le chemin de Los Tilos où nous attend une charmante balade dans la forêt primaire au milieu des fougères et de la mousse. L’occasion de contempler notre 1ere cascade et pour Jean-Jacques de prendre une petite douche fraîche !

Notre 2ème journée à la Palma nous conduit sur la route des volcans et notamment celui formé par l’éruption de septembre 2021. Nous visitons los Caños de Fuego, tube de lave creux datant de 1949, au rythme des explications du guide sur les mécanismes de formation de ces parois et stalagmites de lave solidifiée. Après un petit détour par la jolie Plaza La Glorieta, nous empruntons la route reconstruite après 2021, où l’on peut encore apercevoir les ruines des maisons détruites par le volcan. Nous déjeunons à l’ombre des arbres de la place principale de Los Llanos avant de continuer vers Poris de Candelaria. Ce minuscule village de pêcheurs est caché entre les falaises volcaniques et donne un spectacle original et pittoresque.

Samedi c’est matinée randonnée : direction le parc national de la Caldera de Taburiente pour 3h30 de marche. Le parcours est original puisque nous suivons le lit d’un ruisseau vers une retenue d’eau et sa petite cascade, la cascada de los colores. Le décor est atypique entre falaises volcaniques et pierres turquoises lissées par le cours d’eau. Même le torrent est changeant passant du vert des algues au rouge de la terre. L’après-midi est plus tranquille : quelques courses et un retour au bateau pour rattraper mon retard sur la newsletter et les actualités de SEAnitiatives !

La fin de notre séjour à la Palma a été plus calme : pas de chance, nous avons l’un après l’autre déclaré les symptômes d’un joli COVID. Rien de grave, mais nous sommes suffisamment K.O pour éviter de prendre la mer. Mais la bonne nouvelle, c’est que je peux profiter du temps de repos de JJ pour mettre à jour notre joli site et JJ a pu s’offrir de très belles sessions de Wingfoil. Il progresse de plus en plus : pas de doute !

Nous quittons finalement la Palma le 29 septembre : direction la Gomera et le mouillage à proximité de San Sebastian.

NOS RECOMMANDATIONS / COUPS DE COEUR :

  • Le Jacuzzi / Sauna disponible gratuitement depuis la Marina de Santa Cruz
  • La magnifique randonnée de la Cascada de Los Colores (même si la cascade n’est pas la plus jolie, le décor de la marche est très sympa !)
  • La churreria El Muelle, juste devant le port, pour un café et des churros typiques !

10 au 19 Septembre : Gran Canaria de haut en bas

Notre séjour à Gran Canaria continue. Nous avions prévu de quitter Las Palmas pour rejoindre des mouillages au sud de l’île mais un petit contre-temps technique en a décidé autrement. Depuis quelques semaines notre enrouleur de génois (la pièce qui permet de rouler la voile d’avant) est de plus en plus difficile à utiliser : après avoir demandé conseil à un voilier, il semblerait qu’après 18 ans de bons et loyaux services, il soit nécessaire de changer les roulements. Nous démontons donc l’étai (la grande tige métallique qui tient le mât à l’avant du bateau) pour sortir l’enrouleur et leur confier. Nous voilà bloqués au port pour quelques jours.

Mercredi, Antonio nous emmène visiter l’île, sur laquelle il vit à l’année. Direction le sommet de Gran Canaria pour apercevoir le Roque Nublo et le Pico de la Nieves. Une vue époustouflante et pleine de charme au milieu des nuages. Sur le chemin, nous passons de 25/30°C en bord de mer à moins de 15°C au sommet : petit choc thermique ! Le long de la route, nous découvrons avec surprise un petit magasin où se vend le fromage d’un artisan local, accompagné de vin des Canaries mais aussi une étrange pâte à tartiner à base d’amande et de jolis panchos (nous repartons bien sûr avec l’un d’eux mais aussi un peu de fromage) ! Nous arrivons ensuite dans un charmant village en altitude où l’un des bâtiments publics a été converti en hôtel de luxe avec une piscine à débordement donnant sur les montagnes, sympa !

Le déjeuner a lieu dans un restaurant typique servant une sorte de soupe au pistou locale suivi de viande grillée sur un poêlon au centre de la table. De jolies découvertes gustatives ! La digestion est toutefois rendue un peu difficile par le chemin qui nous attend : une route infinie aux lacets à perte de vue. Le jeu en vaut la chandelle puisque nous découvrons au niveau de la mer le magnifique Puerto de Mogan et ses bougainvilliers. Une belle conclusion à cette journée de visite. Merci Antonio !

Jeudi bonne nouvelle : l’enrouleur de génois est prêt et nous pouvons donc tout remettre en place pour permettre à AuriJin de naviguer de nouveau ! Nous restons toutefois à las Palmas, afin d’accueillir à bord ma maman, qui vient passer 3 jours avec nous. L’après-midi du jeudi sera l’occasion d’une petite session de WingFoil pour JJ à Pozo Izquierdo, lieu renommé dans le monde de la compétition de planche à voile.

Le week-end est à nouveau riche en visites, à 3 cette fois-ci ! Le samedi matin nous prenons la direction d’Agaete au nord de l’île. Nous y découvrons une végétation encore différente et notamment une plantation de café pour une visite guidée, une dégustation et même un petit cours de torréfaction. Après un rapide déjeuner à l’ombre, direction Galdar afin d’en apprendre un peu plus sur les Guanches que nous avions découvert lors de notre visite du Museo Canario de la capitale. Nous découvrons ainsi la Cava Pintada, sorte de grotte de Lascaux locale, et son musée archéologique. La journée s’achève par une petite baignade dans les piscines naturelles volcaniques de la côte nord. La première baignade dans l’eau salée de ma maman depuis bien longtemps !

Dimanche c’est reparti, vers le sud cette fois-ci : direction les dunes de Maspalomas, parc naturel aux allures de Sahara. Nous découvrons ensuite le joli village d’Aguimes et ses statues de bronze rendant hommage aux habitants, puis profitons d’une pause rafraîchissante sur la plage del Cabron. Pour finir, une petite glace près de Triana et voilà en somme un joli séjour à Gran Canaria qui s’achève.

Le lundi a été plus calme, ma maman a repris un avion tôt le matin et nous profitons d’une dernière journée avec Antonio avant de reprendre la mer. Nous le reverrons certainement au Cap Vert. Mardi nous faisons route vers Santa Cruz de la Palma pour découvrir une 4e île aux Canaries.

NOS RECOMMANDATIONS / COUPS DE CŒURS :

  • Le Sailor’s Bay resto, café, pizzeria de la marina, bon marché et sympa
  • La plage atypique del Cabron pour une baignade originale
  • La plantation de café Platiunium sa visite guidée très intéressante et sa super dégustation de café, rhum, confiture locale !
  • Les Bougainvilliers de Puerto de Mogan

31 aout – 10 Septembre : Fuerteventura et Gran Canaria

Nous vous avions quitté à Lanzarote, nous voilà maintenant à Fuerteventura. Si la première des îles Canaries nous a montré un tourisme tourné autour des resorts et autres hôtels de luxe, l’ambiance sur la seconde est assez différente, plutôt orientée Sea, Surf & Beach. Nous nous installons pour quelques jours au port de Corralejo, port public des Canaries. L’objectif de notre séjour est de permettre à Jean-Jacques de pratiquer le Wing Foil. Ce qu’il a pu faire… une ou deux fois, le vent n’étant malheureusement pas toujours au rendez-vous malgré les prévisions météo.

Loin de nous laisser abattre, le port de Corralejo est l’occasion de faire de jolies balades mais aussi de belles rencontres, notamment celle d’Antonio et de son équipage à bord d’un magnifique Jeanneau 55, Bluemoona, un voilier un poil… vraiment plus grand que le nôtre. Antonio est originaire de Lanzarote et connait donc bien le coin : l’occasion de manger dans un super resto pas si facile à différencier des attrapes-touristes au premier coup d’œil.

Pour le premier week-end de septembre, nous quittons le port pour un mouillage tout proche devant l’île Lobos, petit caillou au nord de l’île. Durant la journée, catamarans et bateaux de tourisme s’y bousculent pour faire découvrir le rocher aux passagers. Le soir, le lieu retrouve un calme paradisiaque. L’occasion de faire une petite randonnée jusqu’à l’autre bout de l’île avec un autre couple de Français voyageant à bord d’un catamaran Imagine.

Après ces quelques jours tranquilles, nous reprenons la mer direction le sud de Fuerteventura et le mouillage de Morro Jable. La vie y est douce et un vent imprévu permet à Jean-Jacques de sortir le Wing Foil pour une jolie séance.

Le 9 septembre dans la nuit (ou plutôt au petit matin), nous quittons Fuerteventura pour Gran Canaria et sa capitale Las Palmas. La navigation est facile et malgré une petite mésaventure avec la pêche d’une mouette (qui est repartie en pleine forme et sans hameçon, promis !), nous arrivons sans encombre à Las Palmas.

Le lendemain, nous voilà partis pour explorer la ville, première véritable agglomération depuis notre arrivée aux Canaries. Le vieux quartier La Vegueta est calme en ce dimanche matin et nous commençons par la visite de la Cathédrale. En face de celle-ci, trônent fièrement quatre statuts de chiens dont les îles tirent leur nom (du latin Canis) et que l’on retrouve sur le drapeau de l’archipel. Notre balade nous emmène ensuite à la Casa Consistorial, qui sert actuellement de musée et abrite de nombreuses œuvres d’artistes canariotes : la visite y est gratuite et le guide très sympa ! Le monument accueille toujours ministres et ambassadeurs lors de visites officielles et bien sûr… le Grand Squid lui-même a pris la pause devant les drapeaux !

Nous poursuivons ensuite avec la visite de la Casa Colon, lieu de passage de Christophe Colomb lors de ses voyages aux Amériques, consacré aux Grandes Découvertes de la Renaissance. Finalement notre voyage est assez similaire à celui du grand explorateur. Je ne vous cache pas que ce qui a le plus plu à Jean-Jacques ce sont surtout les magnifiques aras, notamment Tinto, le bien nommé aux plumes rouges fan de graines de tournesol.

Nous terminons nos visites culturelles par un passage au Museo Canario qui retrace le mode de vie des Guanches, peuple des Canaries avant leur hispanisation. Un joli saut dans le temps entre cabinet de curiosité et recherche archéologique passionnante.

Après un petit pique-nique à l’ombre, nous reprenons finalement le chemin du port en passant par les différents parcs et jardins qu’offrent la ville, entre fontaine, cactus géant et statut de bronze. Ce soir, nous retrouvons Antonio, le capitaine de Bluemoona dont le bateau est à sec au port.

NOS COUPS DE COEURS / RECOMMANDATIONS

  • Les mouillages de Lobos et de Morro Jable, calme et idéal pour quelques jours de repos
  • La visite gratuite de la Casa Conquistorial et le dimanche de la Casa Colon
  • Les magnifiques aras, nouveaux meilleurs amis de JJ

19 au 30 août : entre Madère et Lanzarote

Après une demi-journée de navigation, nous arrivons en vue de Madère. Nous passons la première nuit au mouillage près de la pointe Sao Lourenzo dans un magnifique décor de roches volcaniques. La houle rendant toutefois le lieu un peu inconfortable, nous repartons le lendemain pour nous poser un peu plus loin devant Caniçal. Petit village un peu isolé près de Machico, il nous offre l’avantage d’une digue pour casser les vagues.

Le 22 août, nous prenons le bus direction Funchal, la capitale de l’île. Au programme, visite du centre historique et de ses portes peintes, petit tour en téléphérique pour rejoindre le Jardin Botanique. Nous avons fait l’impasse sur la descente en luge le long de la route, le prix étant un peu prohibitif.

Notre séjour à Madère a malheureusement été un peu abrégé par la météo. Un petit coup de vent approche et ni les ports ni les mouillages de l’île n’offrent l’abri confortable que nous recherchons. Nous prenons donc à regret la décision de quitter l’île portugaise pour rejoindre les Canaries. Idéalement, nous aurions voulu faire un arrêt aux Selvagem, rochers habités uniquement par les gardes-côtes situés entre Madère et les Canaries…. Malheureusement malgré notre passage au bureau du Parc National et notre mail, nous n’avons pas réussi à obtenir le précieux sésame nous autorisant à mouiller dans cette zone protégée.

Nous arrivons donc finalement à Lanzarote le samedi 26 août au matin pour un arrêt au Port Rubicon tout au sud de l’île. La marina appartient à un resort avec l’hôtel, la piscine et les bars orientés 100% tourisme “all inclusive”. Ce n’est pas vraiment ce que nous recherchons mais il y a quelques avantages notamment l’accès à la piscine et de nombreuses agences de location de voiture pour explorer les alentours. Notre première journée nous emmène donc vers la capitale de l’île, Arrecife aux maisons blanches et vertes. Nous avons également découvert la Fondation César Manrique, établie dans l’ancienne maison de l’artiste et architecte au milieu des pillow lava de la coulée de lave du XVIIIe siècle.

Le lundi 28 août, nous quittons le bateau un peu tôt pour profiter de la fraîcheur matinale : au programme, randonnée sur l’un des volcans du Parc Naturel, la Caldera Blanca, 3h de marche au milieu des cratères et des coulées de lave solidifiées. Le vent rend la balade mouvementée mais la vue au sommet vaut bien le déplacement ! Après cette ascension, nous restons sur le thème volcanique pour une visite d’une autre œuvre de César Manrique, los Jameos del Agua et son musée. Si nous étions presque seuls au monde sur la Caldera Blanca, cette 2nde visite est bien plus fréquentée. Nous rentrons finalement au bateau pour une petite baignade dans la piscine.

Pour notre 3ème et dernier jour à Lanzarote, nous explorons le sud de l’île notamment quelques piscines naturelles dans la roche volcanique, les marais salants et le magnifique lac vert. L’après-midi est plus classique : un peu de nettoyage, un peu de cuisine, un peu de repos avant notre départ prévu le lendemain pour Fuerteventura. Nous rencontrons par un hasard un autre voilier français en voyage : Atman et son équipage, Karine, Jean-Michel, leur fille Elodie mais aussi son chien Swally ! L’occasion d’un nouvel apéro à bord d’AuriJin.

NOS RECOMMANDATIONS / COUPS DE CŒURS :

  • Petite déception sur les abris de Madère : évitez les mouillages et réservez les ports en avance !
  • La randonnée sur le volcan Caldera Blanca : une vue à couper le souffle et une jolie balade accessible à mon petit niveau
  • La fondation César Manrique : plus encore que les œuvres de l’artiste, elle donne une vision à l’échelle humaine de son travail et une réflexion sur le tourisme de masse aux Canaries

11 au 19 août : Première grande navigation et première île, Porto Santo.

Après notre long séjour à Porto, nous levons les voiles pour notre première grande navigation, direction Madère. Nous quittons donc le Douro vers 10h, le vendredi 11 août, pour descendre progressivement le long du Portugal avant de profiter des alizés portugais, ces vents qui nous poussent gentiment vers la première île de notre voyage.

La navigation en elle même s’est bien passée avec une jolie moyenne de 6,25 nœuds pour un total de 4 jours et 8h de navigation et près de 1200 km. La mer était au début un peu formée, nous avons eu besoin d’un peu de temps pour nous amariner et nous sommes donc contents d’arriver. Nous retiendrons de cette belle navigation l’amour de Jean-Jacques pour la sauce bolognaise maison, des chansons nocturnes improbables lancées à la VHF (la radio sécurité) par nos voisins cargos (oui, oui JingleBells a 3h du matin c’est un concept intéressant) et un peu trop de vaisselle sale accumulée.

Nous arrivons finalement à Porto Santo, île au nord de Madère, le 15 août vers 19h. Une douche à l’arrière du bateau et dodo !

Après une journée de repos, jeudi 17, nous louons deux vélos électriques pour aller explorer l’île. L’assistance électrique n’est clairement pas de trop pour monter les pistes sableuses et faire face au dénivelé !

Cette superbe balade nous fait découvrir une magnifique plage de galets noirs entourée d’immenses parois rocheuses volcaniques mais aussi de superbes piscines naturelles pour une baignade à l’abri des vagues.

Le soir venu, nous sommes invités pour un petit (grand!) apéro à bord de Wallis. Un joli Sun Odyssey, bateau assez proche du nôtre que nous avions croisé à plusieurs reprises sans véritablement faire connaissance. La team Wallis a déjà fait le voyage en 2016 et repart pour une 2nde édition sur 2 ans. Une belle soirée et l’occasion de pleins d’échanges sur les bons plans bateau et voyage mais surtout … de manger de succulents churros maison ! Parce que sur Wallis il y a tout et on y mange bien ! Vous pouvez d’ailleurs suivre leurs aventures ici : https://levoilierwallis.blogspot.com/

Notre vendredi est calme et samedi 19 nous repartons en exploration, à pied cette fois-ci pour une randonnée vers l’est de l’île. Un magnifique chemin longe le littoral et nous emmène vers des reliefs atypiques de sable durci et sculpté par le vent. Le contraste de couleurs est saisissant, le sable ocre se mêlant aux galets noirs.

Après cette belle balade, nous retrouvons AuriJin pour une petite pause avant que Jean-Jacques, notre héros bricoleur n’aille donner un coup de main à nos voisins canadiens qui ont un problème de pilote automatique. Demain, sauf changement météo, nous quittons Porto Santo pour Madère.

NOS RECOMMANDATIONS / COUPS DE COEUR :

  • Le loueur de vélo BIKNIC, pas cher et idéal pour explorer l’île
  • Depuis le port, la randonnée vers l’Est et les sculptures de sable
  • Les churros de Wallis, bien sur !

26 Juillet – 9 aout : Au revoir Galice, Bonjour Portugal !

Notre séjour en Espagne s’achève avec la visite de Vigo. Ville la plus étendue de Galice.

Notre premier mouillage fait face à une immense plage de sable fin : un petit avant-goût des Antilles… L’occasion de profiter du beau temps pour une petite balade. Les bateaux sont très nombreux sur place mais ce n’est rien comparé aux îles Cies, juste en face du ria où le mouillage semble surpeuplé.

Après cette petite pause plage, nous filons vers la ville histoire de visiter et de remplir un peu le frigo. Nous mouillons juste en face de l’ETEA, ancien site militaire à quelques kms de Vigo : cette fois-ci nous sommes seuls et nous profitons d’un calme royal. La ville n’est pas magnifique mais la vue depuis le Castillo O Castro, vestige de fortification vaut tout de même le détour. L’activité principale de la ville tourne autour de son port de commerce et de ses très nombreux conteneurs… Un joli contraste avec les îles Cies un peu plus loin et leur réserve naturelle.

Après une journée dans la ville, nous dînons dans un charmant petit resto en l’honneur de Jiminy Criquet, connu ici sous le nom de Pepito Grillo ! Au menu des moules frites, c’est a dire des moules remplies d’une purée de moules et de pommes de terre, couvertes de chapelure et frites. Gras mais pas mal !

Notre seconde journée à Vigo est plus monotone puisque la pluie et la brume font leur retour : l’occasion de se mettre à l’abri dans un café en quête d’un wifi pour alimenter ce petit site web.

Le samedi juste au dessus du mouillage a lieu la Fête de la Sardine ! Une sorte de Barbecue géant où les bars locaux vendent sardines grillées, poulpe et empanadas, accompagné par de joyeuses banda. C’est sur cette sympatique note que nous quittons Vigo pour un dernier mouillage devant Baiona avant de laisser derrière nous l’Espagne continentale.

Le 29 juillet au matin, nous levons les voiles direction le Portugal et la belle Porto. 12h de navigation dans des conditions assez proche de ce que nous aurons pour la transatlantique avec des voiles en ciseaux et un génois fixé au tangon.

Trouver un mouillage dans le Douro, fleuve qui traverse la ville, n’est pas évident notamment à cause du manque de profondeur. Après quelques essais, nous nous installons en sécurité pour la nuit avant les visites du lendemain.

Nous commençons notre tour de Porto par les Jardins dont celui du Palais de Cristal. Assez proche de ce que nous connaissions de Lisbonne, ils offrent une très joli vue sur le Douro en compagnie des poules, coqs et paons. Nous visitons ensuite les différentes églises, Igreja Do Carmo et Igreja dos Clerigos, où s’entremèlent le marbre et les dorures.

Porto est en elle-même une très jolie ville où un petit tramway longe les immeubles couverts de faïences. Elle abrite même le plus beau McDo du monde (si, si je vous assure). Autre point à ne pas manquer, la magnifique Librairie Lello et ses étagères de bois moulé, magasin mythique mais qui n’a pas été source d’inspiration pour Harry Potter contrairement à ce que l’on peut lire : le lieu n’en est pas moins magnifique.

Après cette journée de découverte nous rentrons au bateau pour une nouvelle nuit au mouillage.

Nous restons un peu plus de 10 jours à Porto. Notre première grosse navigation, vers Madère, approchant, nous profitons des jours suivant pour régler divers petits soucis sur AuriJin mais aussi pour installer Starlink, qui permettra d’avoir internet en mer ! Au programme, passage de câble dans les fonds, ajustements de certaines parties du gréement, changement des joints de hublots qui fuient, etc.

Suite à une mauvaise manipulation, j’ai cassé une petite pièce du guindeau (charmante machine qui permet de relever l’ancre et sa chaîne de plusieurs dizaines de kilos). Malheureusement la dite pièce ne se fabrique plus. Jean-Jacques en héros bricoleur a donc modélisé la pièce et a trouvé une entreprise pour une impression 3D. Nous voilà donc avec un guindeau fonctionnel.

Entre deux sessions de bricolage, nous profitons de cet arrêt à Porto pour traverser le Douro et nous rendre à Gaia où se trouvent les caves du fameux vin de Porto.

Nous commençons nos visites par la cave Cockburn’s (qui se prononce Co’burns pour info :D). Un peu éloignée du centre, elle offre une visite guidée très interessante de la plus grande cave de Porto par sa capacité de stockage en fût. Les odeurs y sont incroyables, notamment parce que la cave conserve un mode de ventilation traditionnel avec un sol en sable humidifié par forte chaleur et sans climatisation artificielle.

Nous avons la chance d’avoir un guide pour 4 personnes dont les explications sont très complètes. La visite se poursuit notamment avec un passage par l’unique atelier de rénovation de tonneaux restant dans la ville : un savoir-faire artisanal très impressionnant. Pour terminer, la dégustation accompagnée de fromage n’est bien sûr pas pour nous déplaire, révélant les subtiles différences entre le Ruby, le Tawny, les Vintages…

Après une promenade sur les quais de Gaia, nous déjeunons en profitant de la vue sur Porto puis nous nous rendons aux caves de Calem. Nous avons moins apprécié cette visite, le musée interactif ne remplaçant clairement pas la visite détaillée que nous avions eu à Cockburn’s et la présence d’une guide pour 30 ou 40 personnes ne facilitant pas les échanges. La dégustation a toutefois été très agréable : nous avions cette fois-ci choisi un assortiment Porto et chocolat, qui nous est servi dans une salle à l’étage avec une superbe vue et des explications précises sur l’ensemble des produits.

C’est sur cette jolie note que nous quittons Gaia. Encore quelques jours de bricolage et de préparation du bateau sont à prévoir avant la prochaine fenêtre météo favorable direction Madère ! A venir 4 ou 5 jours de navigation si tout va bien : nous vous raconterons tout ça dans le prochain article !

Nos Coups de Coeur /Recommandations :

  • Le Mouillage devant Porto, calme et près de la ville
  • La cave Cockburn’s et sa visite

17 au 25 juillet – La Galice

Nous avions laissé notre récit au port de Ribadeo, que nous quittons enfin direction la Corogne. Le vent nous porte, et après 3 jours sans bouger, notre objectif est donc de parcourir un peu de distance. Nous passons donc la fin d’après midi et la nuit au mouillage à Viveiro puis filons vers Cedeira un peu avant la Corogne. Le mouillage est calme et la nuit reposante pour attaquer les quelques 60 miles nautiques de la journée du 19 juillet.

Nous levons l’ancre vers 9h pour 12h de navigation. Si la mer est calme à notre départ, la fin de journée n’est pas évidente avec une houle croisée franchement désagréable. Nous arrivons finalement à 21h à Camariñas, petite ville de Galice dans l’un de ces ria renommées. Le 20 juillet, nous y retrouvons des voisins de Port Medoc ! A bord de Pierline, Pierre et Eveline sont habitués des voyages sur la côte espagnole, ils nous font donc découvrir la ville et nous conseillent sur la suite du voyage. L’après-midi, nous entamons une petite rando vers un joli point de vue avant de rentrer à bord pour la nuit. La journée du vendredi passe tranquillement avec notamment une petite balade en paddle dans les replis du bras de mer : Jean-Jacques a même aperçu une raie !

Nous quittons finalement Camarinas pour passer le Cap Finisterre et rejoindre Muros. La navigation est relativement facile, bien que le vent soit pile derrière nous. Il nous permet de tester les voiles en ciseaux, c’est à dire génois dans un sens et grand voile dans l’autre. A notre arrivée, surprise ! La ville accueille un festival de rock (gros gros rock genre métalleux et tout et tout), nous obligeant à adapter le mouillage pour mettre la ville sous notre vent.

Muros est une ville tout en pierre aux petites rues agréables. Mais ce que nous y cherchions surtout c’est un bus direction St Jacques de Compostelle !

Le petit marché de Muros et ses rues pavées

Nous prenons donc le premier bus pour la grande ville de Pèlerinage à 8h, le 23 juillet. Le trajet est un peu long et notre chauffeur un peu brusque mais nous arrivons à destination. Comme Muros, la ville n’est que pierres et portes blanches. On croise partout les marcheurs qui portent fièrement leur coquille Saint-Jacques. La cathédrale est sublime, l’orgue central impressionnant tout comme l’encensoir qu’une immense poulie peut faire basculer dans la nef. Après une matinée et un début d’après midi culturels, nous flânons dans les rues de la ville pour y goûter la traditionnelle tarte aux amandes. Pas mal mais un peu riche ! Nous rentrons finalement à Muros sous la pluie ! La Galice est fidèle à sa réputation et la journée s’achève sur une douche (un peu froide) sur la plage.

Lundi matin, nous quittons notre mouillage direction le ria suivant, le Ria de Arousa. La belle AuriJin y passe d’ailleurs officiellement le cap des 20 000 milles nautiques parcourus (ok pas autant avec nous mais c’est un joli chiffre non ?). Nous faisons un premier arrêt à Cabo de Cruz, petit village bigarré dans le fond du ria, qui a l’avantage d’abriter un magasin d’accastillage pas très cher ! Nous traversons ensuite le bras de mer vers la ville principale, Vilaguarcia de Arousa, pour une nuit au port en espérant y trouver un peu d’activité pour la St Jacques, fête régionale de Galice.

Vilagarcia est une ville agréable mais pour le 24 juillet tout est fermé, et pas de véritable fête en vue. Nous quittons donc la ville dès le 25 en début d’après-midi pour une nuit devant Ribeira avant de poursuivre notre voyage dans le ria suivant, près de Vigo.

NOS RECOMMANDATIONS/ COUPS DE COEUR

  • Cabo de Cruz, village de pêcheurs à l’écart des mouillages touristiques
  • La balade au dessus de Camariñas et son magnifique point de vue
  • ROCK FM et los40, les stations de radio qui animent nos navigations ! (Et oui, on est limités en data donc pas de spotify en nav…)